La DARES vient de publier les résultats de l’enquête « Conditions de travail et risques psychosociaux 2024-2025 », qui permet de mesurer l’évolution des conditions de travail depuis 2016.
Entre 2016 et 2024, l’intensité du travail diminue pour la première fois : la part des salariés exposés à au moins trois contraintes de rythme passe de 43 % à 38 %. Les relations de travail s’améliorent également et le manque d’autonomie recule de 3 points.
Ces évolutions restent toutefois contrastées. Les employés peu qualifiés connaissent notamment une intensification du travail et une progression de certains comportements hostiles.
Un éclairage intéressant pour la fonction publique : la baisse de la pression temporelle observée au niveau global est principalement portée par le secteur privé. La proportion de salariés déclarant devoir se dépêcher diminue de 7 points dans le privé, mais augmente de 3 points dans la fonction publique.
Autre particularité : les agents publics sont davantage exposés aux exigences émotionnelles liées au contact avec des personnes en situation de détresse. Deux agents publics sur trois sont concernés, contre environ un salarié sur trois dans le secteur privé.
Pour la fonction publique territoriale, ces résultats font écho aux nombreux métiers exercés au contact du public, des usagers ou de personnes vulnérables. Ils soulignent l’intérêt de poursuivre l’identification des facteurs de RPS au plus près des situations de travail et des organisations.
Des données complémentaires permettant notamment d’approfondir les résultats pour la fonction publique doivent être publiées dans le Rapport annuel sur l’état de la fonction publique 2026, attendu en octobre.
Source : DARES, Quelles évolutions des conditions de travail et des risques psychosociaux depuis 2016 ? Dares Analyses n°37, septembre 2026.